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Apple Store Carrousel du Louvre, c’était comment ?

Je tiens à m’excuser auprès de ceux pour qui ce « non-événement » (ils n’ont pas tout à fait tord) n’est pas important, voire les « saoulent », ce que je comprends parfaitement. Vous pouvez passer votre chemin car ce post ne vous intéressera pas… bien qu’il a été écrit avec, j’espère du moins, un peu d’ouverture d’esprit, d’intelligence et de remise en question. Peace :)

Ce matin, réveil très tôt pour allez faire un tour à l’inauguration du premier Apple Store français. Je vous la fait rapide en vous passant les détails que vous pouvez trouver ailleurs (un mec à poil, du people, des vidéos encore et encore). C’était par contre marrant de voir les touristes du Louvre se demander ce qu’il se passait. Il y avait beaucoup de monde, c’est vrai. Selon les « fanboys », jusqu’à 10.000 personnes. Selon les non-fanboys (qui, soit dit en passant n’étaient eux-même pas sur place, logique), 2000 personnes à midi. Bon le vrai chiffre, j’aimerais bien le savoir mais on peut sans doute se fier aux personnels de sécurité et aux pompiers affirmant qu’il y avait plus de 5000 personnes peu de temps après l’ouverture. Il est vrai que la file d’attente a atteint son maximum quand je suis sorti, vers 11 heures. Les photos d’ailleurs sur Internet le confirme.

L'entrée de l'Apple Store

Le moment de l’ouverture était tout bonnement incroyable. Je n’étais pas trop mal placé, dans les 50 premiers, ce qui m’a un peu étonné, mais les fanboys de la marque sont arrivés après moi, en fait. Très peu ont dormis la nuit (sont pas complètement fous alors, ça va). C’est sans doute cette première minute dans le magasin que je retiendrais et qui m’a réellement surpris : je m’attendais bien-sûr aux cris, à la hola, au tapage de mains, à la musique à fond. Mais de l’avoir vécu, c’était vraiment un sentiment indescriptible. Je ne pense pas pourtant être un fanboy en puissance, du moins pas autant que d’autres, même si j’aime les produits Apple, mais cette entrée est vraiment magique ; je vous conseilles cette vidéo pour vous en rendre un peu compte.

Holaaaaaa !

L’ambiance était euphorique. Les employés sont serviables, sympathiques (et pas faussement), ouverts ; j’ai par exemple pu discuter avec le manager du prochain Apple Store (qui ouvre la semaine prochaine à Montpellier) et qui était là pour « former » son équipe à l’accueil des nouveaux clients. Il faut dire qu’il y avait aussi du monde côté Apple :  au moins 150 vendeurs, plus le staff français (Pascal Cagni, Directeur d’Apple France/Europe, était juste à côté de moi), plus le staff américain (des managers des USA, venus pour motiver les troupes)… On s’entendait à peine au début.

La boutique, elle est comment ?

La boutique est vraiment bien conçu sans pour autant être révolutionnaire (loin de là) si on a déjà visité d’autres boutiques Apple. Mais ce qui est vraiment appréciable c’est les services proposés par le Store et, surtout, le dévouement extrême des vendeurs pour leurs clients (potentiels). En gros, on a l’impression que tu achètes ou pas un produit ici, ils s’en foutent. C’est bien sûr faux, mais on est très loin des vendeurs de chez Darty (pas tous, heureusement, n’est-ce pas Yohann ?) et d’ailleurs, qui te poussent à l’achat d’option supplémentaire. Ici, la quasi totalité des services (Shopping personnalisé, ateliers de formation, SAV-réparation-Genius Bar etc…) à l’exception du One To One sont gratuits. Le but est de garder le client dans le magasin et il est vrai qu’on a très peu envie de le quitter, un peu comme une FNAC, même si la comparaison s’arrête là.

La pyramide inversée

L’Apple Store est une boutique où il est agréable de flâner, tester de nouveaux produits, surfer sur le net (essayer de faire ça à la FNAC)… En ce qui concerne les prix, ils sont rigoureusement égaux à ceux du site. Une petite critique, je n’ai pas vu d’espace Imprimantes/Scanners, ce qui est dommage, je trouve, pour quelqu’un qui ne veux pas faire 36 boutiques différentes pour s’équiper. De même, inutile de chercher des réductions étudiants pourtant disponible sur leur boutique en ligne (Apple On Campus ou Store Éducation), ce n’est visiblement pas possible, ce qui est encore plus dommage. On aurait pu imaginer un achat avec une carte étudiant valide. Beaucoup d’accessoires Mac/iPod/iPhone sont également disponibles, plus encore que dans certains magasins… on a l’embarras du choix !

Alors au final, l’Apple Store, c’est pour qui ?

Contrairement à ce que certains penseront, ce n’est pas que pour les fan d’Apple, réservé à une communauté, bien au contraire. Tout y est fait pour faciliter votre passage de Windows à Mac (vous venez avec votre ancien PC portable et l’on vous propose de transférer vos données sur votre nouveau Mac, d’installer les logiciels que vous avez achetés… si c’est pas génial ça !). Les employés d’Apple sont là pour répondre aux questions, même les plus pointus (j’ai pu vérifier), à vous rassurer, mettre en confiance…

J’ai été interviewé à ce propos par un journaliste, qui me voyait tripoter un iPhone 3GS. Toutes ces questions étaient connotés (un journaliste quoi, un vrai) du style « mais un iPhone, ça coûte cher, hein ? ». Et de me demander combien ça coûte hors-forfait (réponse : 500€), ce sur quoi je me suis empresser de lui dire que n’importe quelles téléphones (et notamment smartphones) étaient au même prix en hors-forfait. Et que le premier prix de l’iPhone est de 99€. Il ne voulait visiblement rien savoir : « et sinon, il faut acheter tout un tas de choses à côté : des écouteurs… » (là, je dis LOL, parce que les écouteurs sont fournis avec). Je lui ai dit que j’ai juste acheté une housse. Il m’a bien fait rire, mais au-delà de ça, j’ai vraiment eu l’impression qu’il essayait de m’avoir, de me faire dire des choses qu’il avait envie de dire. C’est surtout révélateur d’une mentalité qui persiste, en France, sur l’idée préconçu que forcément Apple c’est cher. C’est vrai, mais pas pour l’iPhone en l’occurrence (pas de chance). Forcément, Apple c’est élitiste : pourquoi les étudiants (fauchés bien-sûr) achètent-ils autant de Mac alors ? D’ailleurs, le fameux journaliste me demandait justement si j’avais ma propre source d’argent ou bien si j’étais étudiant. Si je faisais attention à mon « budget iPhone ». Et moi de lui répondre que je dépensais plus en allant au cinéma qu’avec mon iPhone. Vlan.

Dans la rubrique « faut être c** pour faire la queue pour une boutique »

On entend souvent ce refrain aujourd’hui. Je prendrais un peu de recul pour répondre : il est vrai qu’on en a fait beaucoup, moi y compris d’ailleurs, sur cette ouverture mais elle était attendu par beaucoup. Est-ce justifié ? Oui et non. Comme je l’ai dit, cet Apple Store n’a rien de différents d’autres dans le monde mais c’est le premier en France, qui est pourtant le pays où le taux d’équipement en Mac/iPhone/iPod est en plein boom depuis 5 ou 6 ans. Finalement, Apple est-il si différent d’autres marques ? Je pense à Nespresso qui a une boutique sur le même modèle, ou à l’ouverture de magasins sur les Champs qui ont eux aussi droit à leur foule de personnes qui attendent. Pourquoi aurions-nous pas le droit d’aimer la marque Apple, alors que d’autres brandissent fièrement leur T-shirt Nike ? Ce n’est pas comparable ? Pas si sûr.

Je nuancerais cependant mon propos en disant que je suis fortement contre toute tentative d’ériger Apple en « religion » (voire en « secte »), bien que certains, sans s’en rendre compte, le font.

EDIT : Aïe aïe aïe. Justement, la fin de la vidéo publiée sur Clubic illustre justement ce que je viens de dire : c’est le fanboy lui-même qui parle de « religion », de « croyance ». Je m’insurge ^^ ! Après, avec de telles affirmations, ces gens là se ridiculisent. Pas étonnant qu’on les critiquent.

Pour résumé

L’Apple Store est une magnifique boutique qui mérite le détour, même si on a rien à y acheter et même si on est pro-Windows (je vois pas comment on peu l’être, mais bon pourquoi pas). Cet « évènement » fut un très bon moment où on a pu partager une passion, des idées, dans un cadre bon enfant voire euphorique. Avant de critiquer, il faut y assister, je pense, pour mesurer l’effervescence. En clair, foncez-y, rien que pour jeter un oeil… et vous verrez que vous avez déjà posez le premier pas vers le monde Mac et que vous serez conquis. Forcément.

PS : j’ai oublié de dire que j’ai acheté là-bas une télécommande infra-rouge pour mon Mac. Juste histoire d’acheter quelque chose le jour de l’ouverture. :)

Allociné deviendrait-il (enfin) web 2.0 ?

Allociné, premier site de cinéma français, dans le Top 10 des sites les plus visités en France, mais toujours à la traîne côté expérience utilisateur, serait-il en passe de devenir un véritable site 2.0 ? Tout porte à le croire avec l’arrivée de la version 6 (oui, oui, déjà) de leur site Internet, version qui tente de faire oublier comment un site digne de ce nom peut encore être construit en tableau (<tr> et <td>) en 2009, après 5 versions.

Toujours en alpha, cette version rompt considérablement avec ce qu’on nous avait habitué jusqu’alors. Certes incomplet, le site n’en est pas moins intéressant car il permet de se faire une idée assez juste de la direction que souhaite prendre Allociné. Faisons un rapide tour d’horizon.

Allociné a fait le ménage : on ne compte plus que six onglets (le septième « Communauté » ne devrait pas tardé), plus grands, plus lisibles mais ils perdent la couleur qui leur étaient jusqu’alors associée (Cinéma/Bleu, Séries TV/Violet…). Une flèche vers le bas indique sur chaque onglet la possibilité d’accéder à des liens vers des sous-catégories, apparaissant dans un menu déroulant ; ceci est beaucoup plus pratique mais on aurait préféré ne pas avoir à cliquer sur la flèche, un accès au survol de la souris aurait été plus rapide.

Globalement, le contenu (et la pub ?) est d’avantage mis-en-valeur grâce à une largeur de page beaucoup plus importante : on passe de 770px à 980px. C’est appréciable, d’autant plus que les largeurs d’écran d’ordinateur et les résolutions on sérieusement augmentées depuis la dernière version d’Allociné.

Allociné version 6

Version 6 alpha de Allociné.fr. Cliquez sur l’image pour afficher les autres, dans des tailles plus grandes.

Les pages d’accueil de chaque catégories font la part belle aux différents classements possibles et imaginables : dernières sorties, top spectateurs et presse, classement par genre, programme des séries du soir, anniversaires de Stars du jour (très bonne idée)… Les sous-menus autrefois placés en haut de la page se retrouvent dans une colonne à gauche, que l’on retrouve à chaque fois.

Les fiches films, séries et stars sont les principales nouveautés esthétiques de cette version, et le progrès est considérable. Tout y est clair et limpide. Ces fiches sont organisées en trois colonnes : placé sous l’affiche du film ou la photo de la star, le sous-menu (pour accéder aux différentes options des fiches : vidéos, images, sites officiels ou des fans…), vient ensuite au centre les informations (date de sortie, bio…) et enfin une colonne « communautaire » (liste des membres qui ont participé à la rédaction de la fiche, liste des fans…).

On retrouve l’essentiel sur l’accueil de la fiche mais on note une nouveauté intéressante : le flux, équivalent du « Mur » de Facebook ou d’autres webapps, qui porte ici le doux nom de « Dernières news sur ce film » (on aurait trouvé mieux). Dernières vidéos, images ou news publiées, tout ce qui touche de près ou de loin au film ou à la star s’affiche ici. Mais il y a un revers à la médaille : le scroll ! On doit beaucoup scroller pour atteindre ce que l’on souhaite sur cette page. C’était déjà un problème sur la version précédente (actuelle) de Allociné et ça le reste, malgré le fait que l’espace alloué à l’info est plus grande. Étrange.

Evidemment, je passe sur tout un tas de choses car il serait trop long de revenir sur tout ce qui a été modifié dans cette nouvelle version d’Allociné, tant la refonte est totale. Saluons l’effort de la boîte qui ne se repose pas (ou plus) sur ses lauriers et continue d’innover face à une concurrence mollassonne dans l’univers des sites français de cinéma, et Dieu sait pourtant qu’ils sont nombreux ! Malgré quelques incohérences (un bouton « Devenir fan ! » beaucoup plus petit qu’auparavant alors que la nouvelle version se veut plus communautaire que jamais), le nouveau site promet d’être une réussite. Sans apporter de réelles nouveautés (du moins à l’heure actuelle, le site n’étant pas terminé), Allociné parvient toutefois à réactualiser son site de façon convaincante. Je reste intrigué par une <div> qui contient le texte « marketing info », en haut à gauche.

Quelques reproches peuvent être fait cependant : l’absence d’URL-friendly (raz-le-bol des URL du type « allocine.fr/moviepage?cmovie=143026″, c’est barbare), toujours beaucoup de pub, la question des doublons de critiques postés sur le site et sur les allociné blogs… et tout un tas d’autres choses qui font qu’Allociné n’est toujours pas le site de cinéma parfait, même s’il s’en rapproche de plus en plus. Je regrette surtout l’absence d’une réelle « concurrence » ou du moins une vrai compétition entre Allociné et un outsider. Commeaucinéma.com s’avère être totalement à la ramasse même s’ils ont été longtemps les seuls à véritablement innover dans le secteur : rappelons que bien avant « La Minute » et autre « Merci Qui », c’est bien ce site qui a popularisé les émissions ciné de WebTV avec « Le Flash », une émission hebdomadaire d’actu ciné.

Pour vous faire votre propre avis sur cette nouvelle version, vous pouvez consulter les captures d’écran que j’ai faites récemment à l’adresse suivante : http://emberapp.com/vivianroldo/collections/allociné, ou en visitant vous même la version Alpha du site, hébergé sur http://new.allocine.fr/. Si Allociné affirme que cette version n’est disponible qu’aux membres du Club 300, il n’en est visiblement rien dans les faits car n’étant pas moi-même membre du Club, j’ai pu y accéder. Important : connectez-vous toutefois sur votre compte Allociné avant d’accéder à la nouvelle version. N’oubliez pas de donnervotre avis à Allociné et sur ce blog, dans les commentaires.

« Twitter c’est maaaagique »

Je viens d’être témoin d’une incroyable histoire sur Twitter, ce site de micro-blogging qu’on ne présente plus. Martin Vidberg, illustrateur pour Le Monde, publie le tweet suivant :

Il n’y avait pas de surprise dans le Kinder de mon fils. J’hésite à porter plainte ! (Vous n’imaginez pas le traumatisme)

Un lecteur lui répond ceci, quelques minutes plus tard :

@Vidberg Aie! La crise à gerer ! @gdugardier faut que tu fasses quelque chose !

Guillaume du Gardier n’est autre que le « Digital Media Manager West. & South Europe » chez Ferrero. Je suppose qu’il se sert de Twitter pour faire une veille sur les produits de Ferrero. Il répond alors à Vidberg ce tweet :

@Vidberg je suis sincèrement navre de decouvrir cela, Kinder ne restera pas sans rien faire, je vais vous en faire renvoyer

Et au lecteur qui lui a remonté l’info :

@Damdam merci pour l’info, ceci n’arrive jamais, c’est extrêmement rare ! Je m’en occupe

Tout est bien qui fini bien. Certes, l’histoire en elle-même n’est pas très intéressante (je vous l’accorde) mais elle démontre s’il en était besoin l’intérêt même de Twitter pour une entreprise : Gestion de l’image d’entreprise, retour des consommateurs, feedbacks positifs ou négatifs, voire SAV…

Nation’s pride, le fake film

Le dernier film de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, se clôt sur une projection un peu particulière d’un film présenté en avant-première, à Paris. Ce film, Nation’s Pride (ou Stolz der Nation en allemand), raconte l’histoire du jeune Fredrick Zoller, héros de la Seconde Guerre Mondiale côté outre-Rhin.

Bien entendu, ce film dans le film n’a jamais été tourné. Seuls quelques extraits figures dans le film de Tarantino. Mais pour le promouvoir, les studios ont une la très bonne idée de concevoir une bande-annonce de Nation’s Pride. Celle-ci fut révélé sur le net peu de temps avant la sortie d’Inglourious.

Nation's Pride

Affiche de Nation’s Pride

Vous pouvez voir cette bande-annonce sur le site d’Apple ainsi que le making of factice du film qui vient d’être publié aujourd’hui.

La réponse d’Apple au piratage

Hier, Apple lançait la nouvelle version de son logiciel musicale, iTunes. Force est de constater que sa boutique en ligne, l’iTunes Store, est devenu un acteur incontournable et majeur en matière de téléchargement légale de musiques et de films, même si ces derniers ne sont toujours pas accessible à la vente (VOD) et à la location en France — mais ça ne serait tarder, croyons le.

Outre les nouvelles fonctionnalités dudit logiciel (et des nouveaux iPod…), on s’attendait à l’arrivée d’un nouveau business model en réponse à Spotify, le logiciel suédois qui fait un malheur depuis quelques mois car il offre une réelle alternative à iTunes. En effet, plus besoin d’acheter de la musique puisque Spotify vous offre gratuitement (ou en payant un abonnement mensuel de 9.99€, supprimant au passage les coupures pubs) l’ensemble de son catalogue musicale. Aucun téléchargement ne se fait, tout passe par du streaming, même sous iPhone et téléphone Android (via une application).

Mais Apple a choisi de jouer une autre carte avec les deux grandes nouveautés que je retiendrais de cette keynote : iTunes LP (pour la musique) et iTunes Extras (pour les films).

iTunes Relooké

iTunes relooké — source : apple.com

Il s’agit de deux nouveaux « formats » de fichiers, contenant bonus, clip vidéos, paroles de chansons, photos et affiches. En fait, c’est un peu comme si on avait numérisé un DVD avec tout ses bonus, ses chapitres et son interface. Apple entend ainsi revaloriser l’achat d’album complet (et non pas aux titres) et encourager l’achat plutôt que la location de film, du moins dans les pays (anglophones, pour l’essentiel) où l’iTunes Video Store est lancé.

Disons le, c’est une très bonne nouvelle pour l’industrie musicale et, en ce qui nous concerne, cinématographique car il s’avère que cette solution, inédite jusqu’alors, semble être une réelle alternative au piratage. Comment faire revenir des clients qui se sont détournés de l’offre légale ? Apple répond par le contenu, et non pas par une baisse de prix. Offrir un contenu exclusif et de qualité apparaît être la bonne solution, d’autant plus que ce contenu est lisible à la fois sur PC et sur Mac, contrairement aux autres offres de VOD (du moins, les plus connus) qui limitent le visionnage aux seuls PC, voire à un seul PC, par les DRM.

Plusieurs questions se posent cependant sur ces deux nouveaux formats.

  • Sont-ils compatibles avec l’iPhone et l’iPod Touch ? A priori, oui mais iTunes ne synchronise que le contenu (vidéos et musiques) et pas l’interface même de l’iTunes LP et Extra. Il est vrai que cette interface ne semble pas optimisé pour l’écran des appareils mobiles, mais convient plus à un écran d’ordinateur.
  • Mais pouvons-nous lire ces deux formats sur un Apple TV ? En effet, il serait regrettable de ne pas pouvoir lire un film au format iTunes Extra sur son téléviseur via un Apple TV. Nul doute qu’Apple y songera lors d’une prochaine mise-à-jour logiciel et/ou matériel de son périphérique pommé.
  • Les films au format iTunes Extra posséderont-ils plusieurs pistes audio et sous-titres ? Je pense notamment aux commentaires du réalisateur (un des bonus préférés des consommateurs français, d’après une étude) mais aussi et peut-être surtout aux versions multilingues (VOST) qui ont fait le succès du DVD, à son époque. Ne pas inclure ce genre d’option serait une grossière erreur !

Mais une question plus importante se pose encore : au XXI° siècle, existe-t-il encore des gens prêts à acheter un film ou une musique ? Cela peut paraître comme une provocation mais, s’il on y réfléchit bien, il existe aujourd’hui de plus en plus de solutions de type abonnement qui se développent. Si l’esprit de collectionneur, très présent en France en matière de Cinéma (des études révèlent que les vidéothèques des français sont parmi les plus importantes comparé notamment à celles de ses voisins européens), anime encore quelques uns, on peut légitimement se demander si à l’heure du numérique ces mêmes personnes sont prêtes à acheter des films dématérialisés. Acheter un DVD, c’est acheter un produit physique, une jaquette et un disque. Mais tenter de proposer la même expérience de façon dématérialisé peut sembler vain car le consommateur a perdu le support et, du coup, son envie de « posséder » le disque, son esprit de collectionneur.

Indéniablement, Apple, en créant l’iTunes LP et l’iTunes Extra, répond de manière intelligente au piratage, en proposant une nouvelle expérience au consommateur et un contenu revalorisé par des bonus inclus. Nulle doute que l’iTunes LP et l’iTunes Extra connaîtra un succès sur le store d’Apple. Mais la société de Steve Jobs révèle aussi qu’elle ne change pas de stratégie : elle souhaite s’imposer en tant que boutique en ligne de contenu multimédia — ce qu’elle réussit brillamment — et ne cherche pas à proposer des abonnements illimités, à la manière d’un Spotify ou d’une sorte de licence globale. C’est d’ailleurs pour cela qu’Apple n’a pas refusé l’application de Spotify. Mais, au final, que choisira le consommateur ? Payer 9.99€/mois et avoir toutes les musiques du monde à disposition ou bien choisira-t-il de dépenser 12€ à 19€ dans le but d’acquérir un seul CD au format iTunes Extra ?

Hello World… again!

C’est reparti mon kiki, comme on dit. Je relance mon blog pour mon plus grand plaisir personnel. Tout n’est pas encore au point, notamment niveau thème et plugins, mais ça avance. Au programme, toujours de l’actualités, des nouvelles technologies, du cinéma, etc.

Pour l’instant, je ne vais pas publier beaucoup d’articles — je préfère me concentrer sur le blog lui-même, ses fonctionnalités — mais je vous promet (et je me promet, par la même occasion) d’écrire plus souvent que d’habitude, d’abord parce que c’est plus agréable pour vous d’avoir un blog qui tourne bien mais aussi et surtout parce que cela entretient mon esprit critique (cinéma, livres aussi car, comme vous le savez, on lit bien plus en vacances).

Alors à très vite sur ce blog ; et en attendant, vous pouvez toujours me suivre sur Twitter.



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